Pom2R
MembreRéponses céées sur le Forum
-
Merci petite vortex en mousse pour le partage 💫
Tu mérites d’avoir quelqu’un auprès de qui tu n’entends plus la petite voix du warning… et auprès de qui tu ressens, au contraire, les 4R (pour reprendre les chouettes commentaires d’avant).
Je sais que ça existe, les personnes qui manipulent par plaisir… mais j’ai vraiment du mal à appréhender ce concept. C’est incompréhensible pour moi.
En lisant l’article, j’ai vraiment eu l’impression d’y retrouver des situations déséquilibrées : une personne qui croit à la relation à 100 % et s’engage à fond, et en face, quelqu’un de beaucoup plus détaché, avec peu d’affect.
Que ce soit en amitié ou en amour d’ailleurs.
Et ça m’a fait penser à une situation perso.
Sur la partie « engagements non tenus », mais aussi « communication irrégulière ».
Une situation où un « tu pourrais venir quelques jours à la maison telle date » avait résonné chez moi comme une vraie invitation : recherche de billet, toute la logistique, joie intense…
Mais cette phrase n’avait pas la même valeur pour la personne en face.
Douche froide ensuite, quand elle m’a dit très détachée qu’on n’allait finalement pas se voir.
Avec beaucoup (beaucoup) beaucoup de recul, je crois que j’ai aussi donné trop, trop vite.Et que donner beaucoup, ce n’est pas toujours positif : ça peut faire peur ou mettre l’autre mal à l’aise.
J’avais été blessée d’avoir donné beaucoup et de ne pas avoir de retour… mais elle ne m’avait en réalité jamais demandé tout ça.
J’ai traversé une grosse phase d’incompréhension.
Mais une phrase qu’elle m’a dite prend plus de sens aujourd’hui : « tu as avancé plus vite que moi et moi j’étais dans d’autres projets à ce moment là »
Protégeons-nous, petite vortex
S’engager dans une relation (amicale ou amoureuse) avec prudence, sans tout donner d’un coup.<
Écouter les red flags.<
Et Ne garder que les licornes flags 🦄<
Et ne pas donner plus que ce que la personne en face donne.
Enfin… essayer 🙃 (c’est dur de faire à moitié …😅)
édit : je sais pas si je suis encore hors sujet.
Mais les conseils des coupines ont l’air plus fiables, je te conseille 😂
-
Cette réponse a été modifiée Il y a 6 mois par
Pom2R.
-
Cette réponse a été modifiée Il y a 6 mois par
-
Ça fait peur tout ça…
Je partage un texte de Anna Colin Lebedev chercheuse notamment à l’isp et l’ehess
Je l’avais trouvé parlant il y a 1 an. Et de plus en plus malheureusement.
La leçon 7 parle de la démobilisation de la population, en lien avec notre sujet.
On diabolise depuis quelques années la mobilisation. Il est loin le temps où on manifestait en masse tous partis confondus.
Un exemple parmi d’autres, Aujourd’hui les médias appuient sur les dérives en marge des ces manifestations, les casseurs… ça fait peur. Ça marche. Ça démobilise
Voici le texte
Comment s’installe un pouvoir liberticide? Dix leçons tirées de l’observation de la Russie.
Alors que l’historien Timothy Snyder, dans son livre « De la tyrannie », se basait sur l’histoire de la montée du nazisme pour fournir des conseils de résistance aux Américains sous Trump, je pense que le cas russe a aussi des choses à nous apprendre aujourd’hui sur la manière dont le pouvoir liberticide s’installe
Voici dix leçons tirées du cas russe.
Leçon 1.
Un pouvoir liberticide s’installe petit à petit, de manière quasiment imperceptible. On imagine souvent l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite comme un renversement de la table. Le cas russe nous montre que l’installation d’un pouvoir liberticide peut sembler modérée, lente, même rassurante.
Cette lenteur a pour effet de neutraliser les critiques. Le pouvoir liberticide se place du côté du raisonnable et du consensuel, et marginalise les opposants en les qualifiant d’alarmistes. Le pouvoir liberticide prend son temps.
Leçon 2.
Les premières réformes liberticides sont souvent techniques, opaques, mineures, sur des sujets qui intéressent peu les citoyens ordinaires. Qui s’intéressait en Russie, au début des années 2000, à la réforme du système d’enregistrement des partis politiques ou à la modification des seuils électoraux? Les réformes graduelles et techniques laissent peu de prise à la critique, car elles sont peu lisibles pour le grand public, et peu propices aux grandes mobilisations de l’opposition.
Ces réformes préparent le démantèlement des institutions et l’affaiblissement des libertés publiques. Petit à petit, elles grignotent les institutions qui seront prêtes à céder le moment venu, parce qu’un certain nombre de garde-fous seront fragilisés.
Leçon 3.
Le pouvoir liberticide promet du confort, de la sécurité, de la protection et du pouvoir d’achat. Il est important de savoir qu’il tient parfois ses promesses. Il anesthésie les citoyens les plus vulnérables. Dans une confrontation entre liberté et prospérité, la liberté a du mal à tenir.
Leçon 4.
Un pouvoir liberticide s’assure aussi la loyauté des institutions les plus vulnérables. Il peut augmenter les salaires des enseignants et investir dans les écoles, recruter des fonctionnaires et améliorer le financement des services publics; ça a été le cas en Russie.
Résister à ce qu’il offre n’est pas facile. Faut-il refuser ce financement qui rendra meilleur l’accueil des élèves, quand en échange – dans un premier temps – on ne vous demande pas grand-chose? Le prix à payer – devenir les petites mains de répression, par exemple – est connu bien plus tard.
Leçon 5.
Un pouvoir liberticide s’installe en prenant appui non seulement sur nos peurs les plus profondes, mais aussi sur nos meilleurs sentiments. L’amour de notre famille, l’attachement à notre culture, l’amour de notre histoire, le désir d’un monde meilleur pour nos enfants sont mobilisés et instrumentalisés.
Leçon 6.
Un pouvoir liberticide promet de l’efficacité en échange de la liberté. La liberté n’est pas palpable, tant qu’elle n’est pas perdue. L’efficacité peut se comptabiliser, elle est tangible, elle parle le langage du succès, des bénéfices, de la croissance. La promesse n’est pas forcément tenue, mais donne l’impression que le pouvoir liberticide « fait enfin quelque chose » alors que les autres ne font que « parler ».
Leçon 7.
Un pouvoir liberticide ne demande pas la mobilisation de la population; il s’appuie au contraire sur la démobilisation et la dépolitisation. Il invite les gens à se replier sur leur vie privée, à se désintéresser de leurs institutions politiques. Il ne vous demande pas tant d’aller voter pour lui, que de ne pas aller voter pour les autres. On craint un Trump qui galvanise les foules, mais le pouvoir liberticide peut être gris et monocorde, promettant de satisfaire vos demandes en échange d’une non-opposition. Le laisser-faire est sa mécanique centrale. L’indifférence pour le sort de l’autre, notamment celui qui est loin, qui est différent, est sa principale émotion.
Leçon 8.
Une partie du monde associatif, notamment les groupes qui s’engagent pour une qualité de vie meilleure ou pour certaines causes environnementales, est particulièrement vulnérable face aux promesses protectionnistes ou traditionalistes du pouvoir liberticide.
Leçon 9.
Un pouvoir liberticide ne s’appuie pas sur la répression mais sur l’adhésion. La répression ne vient qu’en dernier recours, elle est un outil coûteux et dangereux qu’un pouvoir liberticide ne peut se permettre qu’une fois solidement installé.
Leçon 10.
Il faut du temps, parfois beaucoup de temps, avant que le prix à payer ne devienne visible. C’est lorsque les institutions sont suffisamment vulnérables au contrôle du pouvoir, et que le pouvoir liberticide est perçu comme bénéfique par une masse critique de la population, que la répression contre les indésirables peut se mettre en place. Mais le pouvoir liberticide peut fonctionner longtemps sans répression, si la neutralisation des institutions a été suffisamment profonde.
Les institutions comptent. L’éthique et les principes de nos métiers comptent. La protection des plus vulnérables compte. L’éducation compte. Tout ça, nous le savons. Mais il est important de savoir non seulement où sont nos failles, mais aussi comment elles pourront être utilisées.
-
Ouais mais ça c’est normal, elle est pas toujours au même endroit la bouche, j’ai déjà constaté ça …
Solution : se mettre aux sports de précisions, mais avec cible en mouvement…
-
Hello Farf,
Pendant longtemps j’ai été complètement hermétique au sport.
J’ai presque par hasard découvert la planche à voile, je n’ai pas poursuivi mais ça m’a fait dire « tiens, je peux être amie avec le sport, c’est même agréable ».
Puis j’ai découvert il y a quelques petites années le bien être que cela apporte. La danse, latine, pour coordonner et relier les différentes parties de mon corps et se retrouver dans un instant suspendu, hors du temps. La course à pieds, (et dans le même ordre d’idée la rando) pour ce moment de calme, seule, puis pour découvrir cette sensation de dépassement de soi, cette fierté de voir ce que notre corps est capable d’accomplir, pour dépasser les limites – ses propres limites (physiques, géographiques, courir sur une distance qui ne paraissait accessible jusque là qu’en voiture par exemple). Et puis tout ce qui est étirements, yoga, pour apprendre à se poser, à ressentir les différentes parties du corps…
Bref le sport (sous toutes ses formes! @phoenix73 ça marche !) aide, de mon point de vue, à se sentir vivant, à habiter son corps.
-
Sharkie2, je ne sais pas si tu es à côté de la plaque mais j’allais répondre comme toi.
Aider un escargot à traverser, sourire et dire bonjour dans la rue, m’excuser quand j’ai pu dire un mot qui blesse, tenir un stand à la kermesse (la buvette c’est la base!) et faire des gâteaux pour l’école tous les mois, remercier sincèrement les enseignants, les collègues, essayer de toujours tenir compte du ressenti de l’autre en face de moi, aider une personne à traverser, m’arrêter pour aider quelqu’un qui a renversé le contenu de son panier, demander aux touristes perdus s’ils ont besoin d’aide, être présente pour une amie qui a besoin de plus de soutien à un moment, donner de mon temps quand je peux, répondre poliment aux sdf, échanger un brin de causette… je pense que les petits actes du quotidien sont importants.
-
Oui mais…cette affiche va-t-elle renforcer le sentiment d’unité, si crucial pour faire barrage à l’extrême droite, ou alimenter davantage les divisions ?
Je pose la question sincèrement, je ne fais pas de politique et je pense que tu as bien plus d’expérience que moi sur le sujet en question : comment cette affiche peut-elle aider des personnes qui n’y adhèrent pas encore à comprendre le sens de la lutte ? À s’en sentir proches ? À y prendre part ? Va-t-elle toucher un public différent de par son modèle ?
-
Vous avez remarqué que souvent celui qui dit « je ne juge pas » est justement particulièrement en train de juger. Comme s’il se rendait compte qu’il juge mais ne l’assumait qu’à moitié. Moi face à un « je ne juge pas », j’entend plutôt « ok je juge ce que tu dis /fais, et le jugement n’est pas en ta faveur mais par ma grandeur d’âme j’accepte (en fait je tolère plutôt) quand même que tu fasses différemment de moi. » bon ok ce serait plus long à dire.
Je suis d’accord avec toi badvortex, un jugement justifié qu’on accepte se rapprocherait plus d’une critique. Quoique les deux sont proches. Dans un jugement apparaît la notion de valeurs, la critique a du sens dans un contexte donné.
Une critique justifiée n’est pas forcément plus facile à entendre pour tout le monde, au contraire je trouve car l’accepter implique de savoir se remettre en question. Une critique injustifiée peut avoir pour réponse soit elle me passe au dessus le tête comme une info inutile ou elle me met en colère.
Sur le sujet de la communication:
Est-ce que le jugement ne passerait pas mieux dans la communication s’il était franc et honnête ? Au lieu de « je ne juge pas » dire « ce que tu dis / fait va à l’encontre de mon système de valeur car … » bref la communication non violente je te rejoins phoenix.
-
+1 pour le cristallisation des extrêmes… malheureusement
-
Je la trouve violente. Surtout de par la présence du personnage ko en gris.
Les couleurs du drapeau palestinien (même si ce n’est officiellement pas le drapeau palestinien) n’ont pas leur place ici à mon sens. On parle de lutte pour le droits lgbt+, pour que le message soit clair il ne faut pas mélanger les débats et les causes à défendre.
De manière générale j’ai du mal avec les manifestations fourre-tout.
Oui il est urgent de défendre les droits lgbt+ acquis, dans le monde, mais aussi les développer et consolider en France.
Oui il y a également d’autres causes importantes à défendre.
Non, on ne doit pas tout lier.
Que la marche des fiertés garde son sens et son objectif.
-
😂<div>Les images fortes y’a que ça de vrai parfois </div>
-
Oui en fait le contraire d’entière c’est morcelée. Du coup ça semble logique pas si mal dit comme ça 😁
-
Merci Inframince d’avoir pris le temps de répondre.
Je n’avais pas connaissance du retrait de la subvention de la marche par Valérie Pecresse. C’est un point assez effrayant (comme beaucoup de choses actuellement)…
-
Merci pour ton avis.
Je comprend ce que tu veux dire et grâce à l’explication des symboles, (que la personne lambda comme moi n’aura pas en première lecture), cette affiche prend un tout autre sens.
Cette affiche ne plaira certainement pas à la droite et l’extrême droite dis-tu, et oui, tant mieux. Mais je crains qu’au delà d’un cercle restreint et de la sphère politique le message soit très peu compris par monsieur et madame tout le monde et soit plus clivant qu’efficace. Quels sont la cible et l’objectif de cette communication (cible comme public hein! Pas comme 🎯).
J’entend dans ton message le sentiment d’urgence qui pousse à agir de manière plus extrême, à faire réagir, à partir en bataille contre un certain public. Je reste convaincue , c’est personnel, qu’agir de manière extrême n’apporte rarement rien de bon, quelle que soit la lutte.
Je repose cette citation de @Farf qui me parle bien : Cette affiche est « contre productive à première vue, sachant que, comme pour tout ce qui existe et qui peut toucher certaines cordes sensibles, elle est sujette à des interprétations personnelles…. Et peut malheureusement creuser davantage les fossés au lieu d’unir. »